Zeturf

Interview exclusive de Vincent Brazon

Vincent Brazon

Vincent Brazon, l’entraîneur d’Oyonnax, a eu la gentillesse de se confier à Courseshippiques, trois jours après sa victoire dans le Prix d’Amérique 2010.

72h après votre triomphe dans le Prix d’Amérique, comment vos sentez-vous ?

Je me sens très bien. J’ai bien profité de la victoire dans la soirée de dimanche, même si j’ai tout de suite réalisé ce qui m’arrivait. Remporter un Prix d’Amérique, c’est exceptionnel ! Si bien que le lendemain, j’ai été malade… La pression, l’émotion que procure une telle victoire, c’est difficile à encaisser. Mais on ne va pas se plaindre !


Comment va votre champion, a-t-il bien récupéré ?

Il est un peu comme moi… Il était fatigué le lendemain mais il reprend des force. Il était extra ce matin.

Comment avez-vous vécu la course ?

C’était une course riche en émotions. Dans le tournant final, je voyais que mon cheval avait beaucoup de gaz et il fallait sortir. Et quand Pierre-Joseph Goetz (le commentateur de l’hippodrome) a dit « Oyonnax a beaucoup de ressource » à l’entrée de la ligne droite, je me suis dit « là ça sent vraiment bon ». Puis Sébastien Ernault l’a lancé en dehors, et je savais alors que nous allions gagner car je connais mon cheval et je sais qu’il a vraiment beaucoup de coeur et un excellent finish.

L’après course ?

J’était vraiment très heureux. Vous savez, c’est énormément de travail de s’occuper d’un tel cheval. Avec mon équipe, cela fait six ans que nous sommes aux petits soins pour lui. C’est une grande satisfaction personnelle.

Qu’est-ce que cette victoire va changer pour vous ?

Rien du tout. Bien sûr c’est une grande victoire, qu’il faut savoir savourer, mais cela ne va pas changer ma vie. Je resterai comme avant, même si mon nom sera désormais plus familier aux turfistes, bien qu’ils le connaissaient déjà avant, car Oyonnax avait déjà réalisé de belles performances.

Quel est le programme d’Oyonnax ?

Il devrait davantage courir attelé que sous la selle désormais. Nous allons tacher de préparer les belles épreuves à l’attelé. L’étranger figure également à son programme. Nous sommes toujours très bien reçus et le cheval à déjà bien fait en dehors de nos frontières.

Avez-vous la relève ?

Parler de relève serait bien présomptieux pour moi. je n’ai que 20 chevaux à l’entraînement et je considère que c’est déjà un privilège d’avoir un aussi bon cheval. J’ai deux ou trois chevaux qui trottent et qui devraient pouvoir gagner leur prix de série à Vincennes. C’est déjà bien !

Revivre le Prix d’Amérique 2010 en vidéo sur la chaine Courses Hippiques

Loic Chaoudour

Pas de commentaire

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Infos de dernière minute

Tuyaux

Arrivées et Résultats

Analyses des courses

Nos partenaires :